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mardi 13 septembre 2011

La Fortune des Rougon - Avis

Sur La Fortune des Rougon (voir le résumé ici), une des premières choses qui m’a interpellée, c’est l’opposition entre les enfants d’Adélaïde Fouque. D’un côté, il y a le fils légitime, celui qu’elle a eu lorsqu’elle était mariée : Pierre Rougon. Et de l’autre, il y a les enfants qu’elle a eu ensuite, quand elle était veuve, sans se remarier : Antoine et Ursule Macquart. Les caractères des trois enfants sont très différents. Chez les Macquart et notamment chez Antoine, on retrouve l’oisiveté, et beaucoup d’autres défauts : « amour du vagabondage, […] tendance à l’ivrognerie, […] emportements de brutes » (chapitre 2). Pierre Rougon, lui, paraît plus posé, plus équilibré. Zola écrit : « En face des deux bâtards, Pierre semblait un étranger, il différait d’eux profondément… ». On pourrait penser (et je l’ai cru au début), que c’est le côté légitime de Pierre qui fait qu’il a moins de vices de son bâtard de demi-frère. Mais si on regarde dans le détail, il n’en est rien. Pierre Rougon a aussi des vices : il est très calculateur, très manipulateur et prêt à tout pour réussir. Et rien n’indique que les défauts des Macquart proviennent de leurs illégitimités. L’opposition entre Pierre Rougon et Antoine Macqart est le fondement de la série Les Rougon-Macquart.

Dans un autre registre, la description de la rencontre entre Miette et Silvère est aussi très touchante. Elle nous renvoie à nos amours d’adolescents. Tous les stratagèmes qu’ils mettent au point pour se voir en cachette de leur parents ! Leur innocence à tous les deux apparaît clairement, et ceci en fait des personnages très attachants.

Dans la scène finale, celle de la mort de Silvère, le cynisme est poussé à son comble car Silvère est enchaîné à un autre malheureux et le gendarme Rengade décide de les emmener tous les deux pour les abattre. De plus, la scène se déroule simultanément avec la scène de fête chez les Rougon. Pierre Rougon a sauvé Plassans, il va être décoré. Zola a très bien rendu la simultanéité des deux scènes. Une scène bien émouvante…

jeudi 8 septembre 2011

La Fortune des Rougon - Chronologie

Ce petit graphique représente l'année dans l'histoire au fur et à mesure de l'avancement du roman. On peut voir que le livre compte beaucoup de retours dans le passé. Il s’ouvre sur Miette et Silvère le dimanche 7 décembre 1851. Puis l’histoire de chaque personnage avant le coup d’Etat est retracée : d’abord Pierre Rougon, puis Antoine Macquart et enfin Ursule Macquart. Zola revient ensuite à Miette et Silvère et laisse passer la nuit du 7 au 8 décembre. Puis, il retourne à l’enfance de Miette et de Silvère. Il enchaîne sur la tuerie de Saint-Roure, le 12 décembre. Il revient ensuite au 8 décembre, mais à travers les personnages de Pierre Rougon et d’Antoine Macquart. Le roman se termine sur la journée du 14 décembre.

Vous trouverez mon résumé ici et mon avis ici.

samedi 3 septembre 2011

La Fortune des Rougon - Résumé

Ce premier roman est le premier de la série les Rougon-Macquart. Il s’agit de l’exposition des personnages principaux de la famille Rougon Macquart, notamment Adélaïde Fouque, l’aïeule, et ses trois enfants.

L’histoire se situe à Plassans, une ville fictive de Provence, pendant les jours ayant suivi le coup d’état de Napoléon III. Des bandes insurrectionnelles de républicains, hostiles au coup d’état, s’étaient formées dans la région et terrorisait les honnêtes bourgeois de Plassans. Pierre Rougon va réussir à profiter du coup d’état et de la répression qui s’en est suivi pour se faire une réputation dans la ville.

Cette histoire purement politique se déroule en parallèle d’une histoire d’amour entre deux jeunes adolescents, Miette et Silvère. Silvère a des convictions républicaines certaines. Au début du roman, il a très envie de suivre les colonnes d’insurgés et il fait ses adieux à Miette. Mais Miette, finalement, l’accompagne. Ils se retrouvent alors, embrigadés malgré eux, dans une affaire qui les dépassent et qui va d’ailleurs provoquer leur mort. La colonne d’insurgés est rattrapée par des soldats. Miette décède pendant la bataille. Silvère est fait prisonnier. Il est ramené à Plassans où il est reconnu par un gendarme a qui il a crevé un œil au début du roman. Celui-ci décide de ce faire justice tout seul «Ce gredin m'a crevé l’œil, […] dit-il en montrant Silvère. Donnez-le-moi...».

Au final, Zola nous fait revivre le moment historique du coup d’Etat du 2 décembre. Il nous transporte dans ce tournant de l’Histoire. Lisez la Fortune des Rougon. Et retrouver mon avis ici.